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Physiologie Renale

 

Physiologie Renale

 

 

 

  1. Introduction

 

Les reins sont un organe très important car ils interviennent dans la régulation du métabolisme et le maintien de l'homéostasie. Ils éliminent les déchets sous forme dissoute.

Une insuffisance rénale entraine une augmentation de l'urée sanguin , K+ et H+.

Ils servent à recuperer des métabolites ( Na+, glucose). Il y a environ 1.7litre de sang qui passe par les reins dans une journée. Chaque jour ils forment 170 litres de filtra ( liquide proche du plasma) et ils éliminent 1.5 litre d'urine.

 

 

Le phénomène principale de réabsorption touche l'eau. L'urine finale est hypertonique, elle est éliminé par les uretères puis stocké dans la vessie puis éliminer par l'urètre .

 

L'eau alimentaire 2.3 l/jour

L'organisme produit aussi des liquides: salive 1.5 L/j

suc gastique 2.5 L/j

Bile 0.7 L/j

suc pancréatique 0.7 L/j

suc intestinal 3 L /j

Soit 8.4 L /j qui sont réabsorbé.

L'organisme a donc une quantité d'eau de 10.7 L par jour.

 

Les éliminations se font par :

Fèces 0.1 L/j

Urine 1.5 L/j

Perspiration 0.8 L/j

 

Soit un total de 2.3 L/j

 

Les organsismes des animaux possèdent plusieurs types d'excrétion :

  • gazeux Haleine

  • liquide sueur , urine

  • solide selles

 

Ces derniers servent de filtres d'épuration, voix d'excrétion de déchets , régule le milieu interieur.

 

Les reins joue aussi un rôle dans la fonction endocrine en secrétant la rénine et l'érythropoïétine.

 

 

 

  1. Données morphologiques

 

  1. Reins

 

Voix excrétrices uretères

vessie

urètre

 

Les reins ont une forme de haricot et juste en avant de la colonne vertebrale.

Chez l'Homme il y a environ 10 calices. L'unité fonctionnelle du rein et le néphron ( 1 à 2 million de néphron par rein chez l'Homme.

 

  1. Les différentes parties du néphron

 

C'est un tube formé d'une seule couche de cellule et chaque néphron mesure 40 à 60 mm de long.

 

 

a) Corpuscule de Malpighi

 

Il est composé de la capsule de Bowman ( partie dilaté ) qui contient un bouquet capillaire qui est en faite une glomérule rénale.

Corpuscule de Malpighi = capsule de Bowman + glomérule.

 

La paroi de la capsule enferme le glomérule dans un feuillet d'épithélium viscérale et les cellules sont particulières, se sont des podocytes, car elles émettent des prolongements cytoplasmiques vers l'endothélium fenestré du glomérule.

Epithélium poreux laisse passer une grande quantité de liquide et ainsi la filtration se fait au passage de la lame basale.

 

b) Tube urinaire

 

Il est divisé en trois zones :

  • Tube contourné proximale ( TCP )

  • L'anse de Henlé ( branche ascendante et descendante)

  • Tube contourné distale ( TCD )

 

TCP: La paroi de ce tube est formé de cellules avec de nombreuses microvilosités présentes au niveau de la lumière ( face intérieur). On y retrouve aussi de nombreuse mitochondries.

 

L'anse de Henlé : Cette zone possède une segmentation en forme de U , la branche descendante est en continuité avec le TCP , mais l'épithélium devient simple et pénétrable à l'eau, la branche devient grêle ( plus petite).

La branche ascendante devient quant à elle rapidement large et se jette dans le TCD, elle est imperméable à l'eau.

 

TCD: Il ressemble au TCP , mais possède moins de microvilosité et débouche sur le tube collecteur. Il a un rôle sécréteur et beaucoup moins de réabsorption.

 

Le tube collecteur va lui recevoir l'urine des néphrons qui lui sont proches . Il parcourt la pyramide de Malpighi vers la papille, pénètre dans le conduit papillaire , puis dans le calice, puis bassinet ce qui explique l'aspect strié de cette ensemble.

 

 

  1. Topographie des segments des néphrons

 

a) Néphron cortical

 

Il est équipé d’un petit glomérule qui se trouve dans la partie superficielle du cortex. Il a une anse de Henlé courte peu profonde et ne dépassant pas la médulla externe. Certaines anses sont purement corticales. Le segment fin de l’anse est court et le segment épais commence souvent avant la courbure de l’anse. Les tubules contournés proximaux sont plus courts que ceux des néphrons juxta médullaires.

 

b)Néphron juxtamédullaire

 

Il prend naissance dans la zone corticale profonde. Son glomérule est plus grand que celui du néphron externe, et se trouve au voisinage de la jonction cortico-médullaire. Son anse de Henlé est longue et pénètre profondément dans la médulla interne jusqu’au voisinage du sommet de la papille rénale avant de retourner dans le cortex. Sa vascularisation spéciale assure un rôle essentiel dans l’entretien du gradient de concentration cortico-papillaire.

 

Ainsi, le cortex rénal contient tous les glomérules et tous les tubes contournés proximaux et distaux ; il contient aussi les segments initiaux des canaux collecteurs et, en partie, les pars recta des tubes proximaux et distaux des néphrons superficiels. La médullaire rénale ne contient que des segments droits : pars recta des tubules proximaux, anses de Henlé et canaux collecteurs.

 

La médulla interne (constituée en grande partie par la papille) est d’autant plus développée que le pouvoir de concentration de l’urine est élevé. Elle est longue chez les espèces désertiques. Chez ces espèces, notamment le dromadaire et les rongeurs, le développement de la médulla est étroitement lié au développement des anses de Henlé. La prédominance des anses longues et leurs rapports vasculaires chez ces espèces constituent un facteur essentiel dans les mécanismes de concentration urinaire. Ainsi, chez l’homme, 7/8 de tous les néphrons sont des corticaux externes et 1/8 des juxta médullaires. Le pourcentage de néphrons à anse longue est de 0 % chez le castor, qui est adapté à la vie lacustre ; il n’a donc pas de médullaire interne et a une faible capacité de concentration de l’urine.

 

Il faut noter que les glomérules et les tubules contournés proximaux et distaux sont limités aux cortex, alors que seuls les anses de Henlé et les tubules collecteurs des néphrons juxta médullaires entrent la médulla.

La plus part se trouve dans la zone corticale ( 85%) se sont les néphrons corticale, le reste s'enfoncent dans la médulla se sont les néphrons juxta-médullaire.

Donc on va retrouver des branches descendantes des néphrons à coté des tubes collecteurs.

 

  1. Vascularisation du reins

 

C'est une zone d'échange donc avec une vascularisation très importante .

L’irrigation du rein se fait par l’artère rénale qui pénètre le rein à côté de l’uretère et se divise pour devenir progressivement des artères interlobaires. Ces dernières montent entre les pyramides médullaires et se ramifient à la jonction cortico-médullaire en artères arquées. Les artères arciformes donnent naissance aux artères interlobulaires qui se dirigent vers la superficie en se ramifiant en artérioles afférentes, à paroi épaisse, qui conduisent le sang aux capillaires glomérulaires. A la sortie du glomérule, la plus grande partie du sang qui émerge de l’artériole efférente s’écoule dans le réseau capillaire péritubulaire qui entoure les tubes contournés dans le cortex. Ce réseau capillaire est drainé par les veines interlobulaires. Dans la médulla, les artérioles efférentes donnent naissance à des Vasa recta, qui sont des vaisseaux capillaires droits en boucle qui s’étendent jusqu’à la pointe de la médullaire en enveloppant les segments grêles des anses de Henlé, puis remontent pour se jeter dans les veines corticales. Ces vasa recta, qui sont des vaisseaux efférents des glomérules profonds, assurent l’irrigation de toute la médulla. Les vasa recta artériels et veineux se trouvent au voisinage immédiat des anses de Henlé et des tubes collecteurs.

 

On peut noter ainsi que le système circulatoire rénal possède l’unique caractéristique de deux lits capillaires arrangés en série et séparés seulement par l’artériole efférente. Le premier, les capillaires glomérulaires, se vident dans l’artériole efférente qui conduit le sang au deuxième lit capillaire, les capillaires péritubulaires.

 

Le système veineux a les mêmes subdivisions et appellations que le système artériel : après son trajet dans le système artériel, le sang se draine dans une veinule qui se jette dans les veines arciformes qui donnent, successivement, les veines interlobaires puis les veines rénales.

 

 

a) Organisation générale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

b) Système porte- artériel

 

Système qui consiste en succession artère, capillaire, artère, alors que normalement on a artère, artérioles, veinules, veine.

 

  1. Complexe juxtaglomérulaire

 

 

C’est un ensemble de structures, situé là où le tubule distal rénal vient au contact du pôle vasculaire du glomérule du même néphron. Il comprend des cellules épithéliales spécialisées dans la branche ascendante épaisse (cellules de la macula dense) et des cellules sécrétrices spécialisées dans le côté vasculaire où les artérioles afférente et efférente pénètrent et quittent le glomérule. Les cellules épithéliales du tubule distal qui entrent en contacte avec les artérioles sont plus denses que les autres cellules tubulaires et sont appelées macula densa. La position de la macula densa dans le tubule distal se trouve à mi-chemin dans le segment de dilution du tube distal, au côté supérieur de la portion épaisse de la branche ascendante de l’anse de Henlé. Les cellules de la macula dense apparaissent sécréter certaine substance vers les artérioles parce que l’appareil de Golgi, un organe sécrétoire cellulaire, est dirigé vers les artérioles et non pas vers la lumière tubulaire, à l’inverse de toutes les autres cellules épithéliales tubulaires. Il faut noter également que les cellules musculaires lisses des artérioles afférente et efférente sont gonflées et contiennent des granules sombres là où elles viennent en contacte avec la macula dense. Ces cellules sont appelées des cellules juxtaglomérulaires, et les granules sont constitués principalement de rénine inactive. L’ensemble, macula densa et cellules juxtaglomérulaires, est appelé complexe juxtaglomérullaire.

 

 

  1. L'urine

 

 

C'est le produit final du travail des reins, c'est une excrétion plutôt qu'une sécrétion. Les éléments que l'on trouvent dedans sont les mêmes que ceux du plasma.

 

 

  1. volume

 

Pour un homme standard ( repos, climat tempéré, alimentation équilibré ) va uriner 20ml/Kg/24h/=12 L.

Il y a toute fois des variations , dans le cas de maladie ou de problème de régulation.

Oligurie < 500 mL /24h

Poligurie > 2 L /24h

 

 

  1. Caractères physiques

 

C'est un liquide , dont la couleur peut varier (en fonction de l'alimentation). Chez les mamifères ont retrouves trois types d'urines :

  • Limpide : jaune foncé et acide ( carnivores)

  • Trouble : brune et alcaline ( herbivores)

  • Omnivores : tout dépend de l'alimentation.

 

 

 

 

  1. Caractères chimiques

 

L'urine c'est surtout de l'eau qui contient des éléments très variés qui proviennent du plasma.

 

 

Elle permet d' éliminer des composantes toxiques pour l'organisme grâce aux reins ( en rouge).

Certaines substances dans le plasma ne se retrouve pas dans les urines.

  • Car soit les substances sont trop volumineuses et donc ne passe pas dans le filtre rénale.

  • Ou car elles passent le filtre mais sont réabsorbé dans les tubes ( glucose , bicarbonate).

 

 

D'autres substances se retrouvent en grande concentration par rapport au plasma , donc le rein à aussi la capacité de stocké.

On peut également trouver des vitamines ( vit C) . Mais aussi des hormones comme HCG chez une femme enceinte ( hormones reconnue lors du test de grossesse).

 

Dans le cas d'un diabète on retrouve du sucre dans l'urine.

Albumine normalement elle ne passe pas.

Globule blanc infection urinaire

 

 

 

IV ) Modalités fonctionnelle du nephron

 

1)   Description

        Le rein des mammifères est formé d’un grand nombre d’unités excrétrices appelées néphrons. Ces unités fonctionnent en parallèle et aboutissent tous au bassinet. Le néphron est donc l’unité fonctionnelle du rein. C’est un tube épithélial intriqué qui est fermé d’un côté, où il est dilaté pour former la capsule de Bowman en forme de cloche, et qui s’ouvre de l’autre côté au bassinet rénal à travers les canaux collecteurs.

        Le nombre de néphrons par rein varie de plusieurs centaines chez les vertébrés inférieurs à plusieurs milliers chez les petits mammifères, et un million ou plus chez les humains et autres grandes espèces. Chez l’homme adulte, chaque rein contient environ un million de néphrons ; la longueur totale d’un néphron varie entre 20 et 50 mm. Chez le rat, le rein est composé de seulement 30 à 35000 néphrons.

        Un individu peut survivre avec le 1/1O de ces unités fonctionnelles, et peut même supporter la destruction de 75% de ce tissu rénal.

        Comme chaque néphron est capable de former l’urine d’une manière indépendante ; il n’est donc pas nécessaire de discuter le rein en entier mais la fonction d’un seul néphron explique bien la fonction du rein.

        Le néphron est composé d’un glomérule à partir duquel le plasma est filtré ; et d’une succession de segments tubulaires dans lesquels le fluide filtré est converti en urine dans son chemin vers le bassinet du rein

                a) Le glomérule,

Siège de la filtration glomérulaire, se compose d’un groupe ou réseau de capillaires spécialisés situé entre une artériole afférente et une efférente. Les anses capillaires sont maintenues ensemble par des cellules mésangiales, qui agissent beaucoup de la même manière que le grand mésentère des intestins. Ces cellules jouent également d’autres fonctions telles que la phagocytose des agrégats macromoléculaires. Le réseau capillaire glomérulaire (jusqu’à 50 capillaires parallèles) est entouré par une couche de cellules épithéliales formant la capsule de Bowman. La capsule de Bowman et le glomérule forment ensemble le corpuscule de Malpighi.

        Le glomérule possède deux pôles, l’un vasculaire ou se trouve les artérioles afférente et efférente, et qui est contigu à l’appareil juxta glomérulaire, l’autre urinaire, qui s’ouvre vers le tubule proximal. Le filtrat de sang passe à travers la couche unicellulaire des parois capillaires, à travers une membrane basale, et finalement à travers une autre couche unicellulaire de l’épithélium qui forme la paroi de la capsule de Bowman. Le filtrat s’accumule dans la lumière de la capsule pour commencer son voyage à travers les différents segments du tubule rénal, et finalement pour descendre le canal collecteur vers le bassinet.

                b) Le système tubulaire,

Possède des propriétés très précises de transport d’eau, d’électrolytes, et de substances organiques. Il est composé de plusieurs segments. La paroi  tubulaire est formée d’une couche unicellulaire ; cet épithélium sépare la lumière, qui contient le filtrat urinaire, du fluide interstitiel. Dans certaines parties du néphron, ces cellules épithéliales sont spécialisées pour le transport morphologiquement, comportant une masse dense de microvillosités sur leurs surfaces apicales ou luminaires et des invaginations profondes de leurs membranes basales. Les cellules épithéliales sont liées ensembles par des jonctions serrées qui fuient, qui permettent une diffusion limitée para cellulaire entre la lumière et l’espace interstitiel entourant le tubule rénal.

                        * Le tube contourné proximal est situé dans la corticale et dont la lumière est en continuité avec celle de la capsule de Bowman. La surface de ses cellules est augmentée d’une part par une bordure en brosse faite de microvillosités serrées les unes contre les autres, située au pôle apical (augmentant considérablement la surface d’absorption), d’autre part du côté luminal, par des invaginations basales nombreuses de la membrane plasmique. On trouve un grand nombre de mitochondries dans le cytoplasme basal (ces cellules tubulaires proximales sont responsables du transport actif d’environ 80 % du chlorure de sodium filtré et réabsorbé vers le sang capillaire péritubulaire et consomment donc beaucoup d’énergie).

        Les cellules tubulaires proximales ont l’apparence d’être des cellules hautement métaboliques, possédant grand nombre de mitochondries pour supporter des processus de transport actif extrêmement rapides. Presque 65 % de tous les processus, réabsorptif et sécrétoire, qui se produisent dans le système tubulaire prennent place dans les tubules proximaux

                        * Le tube proximal droit (pars recta), qui plonge dans la médulla et contient un épithélium simplifié et moins haut. La bordure en brosse est encore considérable, mais les plis basolatéraux sont moins développés.

         Le tube proximal réabsorbe 60 à 70 % de sel et d’eau du filtrat glomérulaire. Tout le glucose filtré est normalement réabsorbé ici. Les acides aminés, l’urée, le bicarbonate, le phosphate, le potassium, et le calcium sont réabsorbés mais d’une manière variable. Différents acides et bases organiques, y compris plusieurs substances étrangères à l’organisme, sont sécrétées vers le fluide tubulaire par ces cellules, comme les ions hydrogène et l’ammoniac. Les différences fonctionnelles majeures entre les segments du tube proximal sont dans les vitesses de transport plutôt que dans les types. En général, ces segments possèdent des mécanismes de transport similaires.

        Le tubule proximal est très perméable à l’eau. Ceci est au moins partiellement une réflexion de la surface membranaire énorme. L’épithélium tubulaire est aussi perméable aux petits électrolytes, aboutissant à une conductance électrique élevée. La voie de conductance élevée est entre les cellules, à travers la « zonula occludens » et l’espace para cellulaire. Les membranes cellulaires individuelles sont beaucoup moins conductrices. La conductance élevée de la voie para cellulaire empêche l’établissement de grandes différences dans la concentration des petits ions à travers la paroi tubulaire par transport actif des ions ou par réabsorption d’eau. La faible conductance de la membrane cellulaire, cependant, permet à de grandes différences dans le potentiel électrique et dans les concentrations ioniques d’être crées entre le fluide cellulaire et tubulaire ou extracellulaire.

        La réabsorption d’une grande partie du filtrat est accomplit principalement par deux forces : le système Na-K-ATPase, qui transporte le Na à partir de la cellule vers l’espace para cellulaire, et la pression osmotique colloïde du sang dans les capillaires péritubulaires.

                        * L’anse de Henlé,

        En forme d’épingle à cheveux, est entièrement située dans la médulla. Elle comporte deux branches rectilignes, parallèles et voisines l’une de l’autre :

         Une branche descendante en continuité avec la pars recta et dont le segment médullaire est grêle avec un épithélium très mince de type pavimenteux ; les cellules n’ont pas de bordure en brosse et très peu de petites mitochondries, indiquant un niveau minimal d’activité métabolique

        La fonction de la branche fine de l’anse de Henlé a été étudiée par des expérimentations de microponction in vivo chez les animaux, tels que le hamster, qui a une papille qui s’étend vers l’uretère et par perfusion in vitro de segments isolés pris à partir du rein de lapin. La branche descendante est hautement perméable à l’eau, qui se déplace passivement à travers la paroi tubulaire lorsqu’un gradient osmotique existe entre le fluide tubulaire et le fluide interstitiel. Dans la région médullaire, l’anse de Henlé descend vers un environnement interstitiel qui est de plus en plus hypertonique en s’approchant de la papille. La réabsorption d’eau en réponse à ce gradient augmente la concentration osmotique du fluide tubulaire comme il s’écoule plus profond vers la médulla.

         Une branche ascendante avec un segment grêle (pour certains néphrons seulement) et un segment large qui se termine dans la corticale près du glomérule. Ce segment large a un épithélium plus épais, riche en mitochondries et possédant de nombreuses invaginations basales et de petites villosités apicales.

        Dans les néphrons qui ont une branche ascendante fine, quelques différences anatomiques mineurs existent entre les segments descendants et ascendants. Chez certaines espèces au moins, les cellules dans la branche ascendante n’ont pas de microvillosités et les interdigitations basolatérales sont très réduites. Il y a également des différences fonctionnelles. La branche ascendante a une perméabilité beaucoup plus faible à l’eau et perd le soluté par un mécanisme mal compris, de telle sorte que la concentration osmotique du fluide tubulaire est réduite en dessous de celle de l’interstitium environnant.

        Le segment large ou épais de l’anse, comme la branche ascendante fine ou grêle, a une perméabilité faible pour l’eau ; sa conductance ou perméabilité aux ions petits est aussi faible relativement. Cependant, le segment large réabsorbe activement le Na et Cl. Ce segment du néphron est souvent appelé le segment de dilution, parce que l’enlèvement de sel avec peu d’eau à partir des contenus tubulaires dilue le sel et la concentration osmotique du fluide tubulaire. L’addition du Na et Cl réabsorbés avec peu d’eau au compartiment du fluide interstitiel médullaire augmente la concentration osmotique et de sel de ce compartiment. Le potassium est réabsorbé aussi par la branche ascendante épaisse.

        L’anse de Henlé, caractéristique connue seulement chez les oiseaux et les mammifères, est d’une grande importance dans la concentration de l’urine. Les vertébrés qui manquent d’anse de Henlé sont incapables de produire une urine qui est hyper osmotique par rapport au sang. Chez les mammifères, le néphron est orienté de telle sorte que l’anse de Henlé et le canal collecteur se trouvent parallèles l’un par rapport à l’autre et en orientation radiale dans le rein.

                         * Le tube contourné distal

        Le tubule contourné distal est habituellement considéré commencer au point de contact du néphron avec l’appareil juxta glomérulaire.

        Il est situé dans le cortex à proximité des segments contournés proximaux. Il se rapproche étroitement du hile du glomérule ou il entre en contact avec l’artériole afférente du même néphron. A ce niveau les cellules tubulaires sont tassées les unes contre les autres et forment la macula densa au contact de l’appareil juxta glomérulaire. La partie initiale de ce segment a les mêmes caractéristiques que la branche ascendante large de l’anse avec beaucoup de mitochondries alors que le segment terminal s’apparente au canal collecteur cortical et montre peu de mitochondries ; seule la partie intermédiaire représente le tube distal au sens strict.

        Les segments initiaux du tubule distal sont relativement imperméables à l’eau. Le segment terminal, au moins chez certaines espèces, répond à l’ADH, de telle sorte que sa perméabilité à l’eau est élevée en présence de l’hormone et faible en son absence. La conductance de l’épithélium tubulaire distal aux petits ions est beaucoup plus faible que celle du tubule proximal, par conséquent les mécanismes réabsorptifs pour le Na et le Cl sont opposés par seulement de petits « back fluxes ». Ceci, en combinaison avec un taux faible de réabsorption d’eau, permet les mécanismes de transport d’établir de grands gradients de concentration entre la lumière tubulaire et le fluide interstitiel.

        Le potassium peut être réabsorbé et sécrété ici. La sécrétion d’hydrogène et d’ammoniaque et la réabsorption de bicarbonate continue, mais il y a un transport faible des substances organiques. Ce segment du néphron a aussi une faible perméabilité à l’urée, d’où toute réabsorption d’eau qui se produit augmente la concentration du fluide tubulaire de cette substance et toute autre à laquelle le tubule est imperméable (tel que le PAH). L’hormone corticosurrénale, l’aldostérone, stimule à la fois la réabsorption de sodium et la sécrétion de potassium dans le tubule distal.

                         * Le tube collecteur :

        Pénètre la médullaire jusqu’à la papille, et recueille l’urine de plusieurs néphrons. Il quitte le cortex et traverse la médulla parallèlement aux anses de Henlé. Le système des tubes collecteurs comporte un premier collecteur recevant les tubes terminaux d’une dizaine de néphrons. Ces premiers collecteurs se regroupent une dizaine de fois pour former le tube collecteur final drainant l’urine d’environ 5000 néphrons et se terminant par le canal papillaire qui s’abouche à la papille. Il se déverse finalement dans le bassinet. Les cellules épithéliales sont presque cuboïdale en forme, avec des surfaces lisses, et contiennent peu de mitochondries.

        L’ADH contrôle la perméabilité d’eau du tubule collecteur partout dans sa longueur. En présence de l’hormone, le fluide tubulaire hypotonique, entrant les sections corticales du canal collecteur, perd l’eau, et sa concentration osmotique augmente pour égaliser celle du filtrat. Dans la médulla, la concentration osmotique élevée de l’interstitium fournie la force pour une réabsorption d’eau continue, et la concentration osmotique du fluide tubulaire continue d’augmenter le long de la longueur du tubule.

        Le sodium et le chlorure sont réabsorbés par le canal collecteur, et le transport de sodium est stimulé par l’aldostérone. Le potassium, hydrogène, et ammonium sont aussi transportés par les tubules collecteurs. La conductance de l’épithélium aux petits ions est faible. Ainsi, dans les sections corticales du tubule collecteur, la concentration de Na et Cl peut continuer à chuter si l’ADH est absente et peu d’eau est réabsorbée. Lorsque l’ADH est présente, la vitesse de réabsorption d’eau excède le taux de réabsorption de soluté et la concentration de Na et Cl augmente.

        Dans les sections médullaires du tubule collecteur, la vitesse de transport de soluté est faible, mais les variations qui en résultent dans la concentration d’urine sont importantes parce que seule une petite fraction du soluté filtré atteint le tubule collecteur et parce que la réabsorption d’eau peu varier énormément.

        Les sections corticales et médullaires externes du tubule collecteur sont relativement imperméables à l’urée de telle sorte que la concentration augmente quand l’eau est réabsorbée. Cependant, l’urée est réabsorbée par la section médullaire interne du tubule et entre l’interstitium médullaire, où il participe à établir une concentration osmotique élevée.

         2) Propriété électrique du néphron

        Le mouvement des ions à travers les membranes peut être influencé par les gradients du potentiel électrique. Dans le néphron, la réabsorption et la sécrétion de nombreux ions sont affectées par les gradients électriques à travers les membranes cellulaires individuelles et aussi à travers la paroi tubulaire entière.

        L’intérieur de la plupart des cellules tubulaires est négatif vis-à-vis du fluide interstitiel entourant le tubule et le fluide tubulaire. Ce gradient électrique à travers les membranes apicales et basolatérales favorise le mouvement des cations vers les cellules et le mouvement des anions dehors. Puisque la composition moléculaire et les propriétés de transport des deux membranes diffèrent, la différence du potentiel électrique (V) à travers chaque membrane pourrait être différente si le FIS et le fluide tubulaire étaient isolés électriquement l’un de l’autre. Dans cette situation, une différence de potentiel électrique d’une certaine magnitude pourrait exister à travers la couche cellulaire entre la lumière et le FIS (une différence de potentiel transépithéliale, Vt). Cependant, s’il y a une connexion à résistance faible (conductance élevée) entre le fluide tubulaire et le fluide interstitiel, telle que la voie paracellulaire, elle pourrait servir comme un shunt électrique entre les deux fluides et maintient Vt à un niveau bas.

         3) Organisation des néphrons dans le rein :

        Il est à noter que dans un néphron il y a une certaine correspondance entre la profondeur des glomérules dans le cortex et la longueur des anses de Henlé. Sur cette base on distingue deux populations de néphrons :

                a) Néphron cortical externe, équipé d’un petit glomérule qui se trouve dans la partie superficielle du cortex. Il a une anse de Henlé courte peu profonde et ne dépassant pas la médulla externe. Certaines anses sont purement corticales. Le segment fin de l’anse est court et le segment épais commence souvent avant la courbure de l’anse. Les tubules contournés proximaux sont plus courts que ceux des néphrons juxta médullai

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